Opinioni

Somali remittances: 10 things you need to know

[Commento pubblicato il 27 gennaio sul sito dell’Africa Research Institute, un think-tank indipendente londinese, a firma di Hannah Gibson, ricercatrice specializzata in tematiche legate all’Africa orientale ed australe e già responsabile delle analisi elettorali presso la Consultancy Africa Intelligence]

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  • AfricaOpinioni Free

    L’Africa potenziale leader mondiale nella filiera...

    AFRICA – La filiera grafite sta vivendo una nuova era con una crescita continua legata alla domanda di veicoli elettrici. Da qualche mese, si assiste ad una corsa tra la Cina e l’Occidente per l’ottenimento di licenze su miniere africane. Il futuro per il prossimo decennio si preannuncia promettente, ma l’Africa saprà cogliere questa opportunità? Alcuni elementi di risposta sono offerti dalla redazione di Ecofin Hebdo in un’analisi che InfoAfrica desidera condividere, nella sua versione originale. (Ecofin Hebdo) - Le graphite est un matériau léger, flexible, malléable, compressible, inerte et non toxique. Il possède une forte conductivité thermique et électrique et d’une grande résistance à la chaleur. Qu’il soit naturel ou synthétique, il est essentiel dans plusieurs grands secteurs de l’économie mondiale, en l’occurrence la métallurgie, la sidérurgie, l’énergie ou encore l’automobile. Forme naturelle de carbone pur, on l’utilise dans la fabrication des écrans (ordinateurs, téléphones portables) pour évacuer la chaleur. Il est également utilisé pour fabriquer des cokes des hauts-fourneaux en sidérurgie pour son excellente résistance aux températures élevées. De par sa conductivité, le métalloïde est utilisé dans la fabrication d’électrodes, d’accumulateurs (piles alcalines et lithium-ion) pour des véhicules hybrides et électriques. Il fait notamment office de second composant dans la fabrication des batteries lithium-ion. Un marché en forte croissance Selon un rapport d’Investing News Network, la demande de graphite a continué de croître fortement en 2018, soutenue par le boom des véhicules électriques, en particulier sur le marché chinois. Le marché s’est précipité pour répondre à cette croissance de la demande, ce qui s’est traduit par une augmentation de l’offre en provenance d’Afrique, où de nouvelles mines sont entrées en production. «Pour la première fois depuis une génération, nous avons commencé à voir la Chine importer d'importantes quantités de graphite naturel comme matière première», a déclaré Albert Li, analyste chez la firme londonienne Benchmark Mineral Intelligence. Alors que l’empire du Milieu, qui a toujours la mainmise sur le secteur, a fermé temporairement plusieurs usines pour des préoccupations d’ordre environnemental, les utilisateurs chinois se sont intéressés au marché africain pour satisfaire leurs besoins. Le marché a ainsi connu une accélération de la production dans quatre nouvelles mines importantes de graphite en paillettes exploitées respectivement par Syrah Resources et AMG (Graphit Kropfmuhl) au Mozambique, Bass Metals à Madagascar et Imerys Graphite and Carbon en Namibie. En ce qui concerne les prix, ils sont toujours à la baisse en raison de la «sécurité» apportée au marché par l’augmentation de l’offre africaine. Il faut noter que les cours ont atteint 3000$/t en 2011 (+ 500% en 7 ans), avant d’être progressivement ramenés aux alentours de 1300 – 1400 $/t en 2016, ce qui reste tout de même 190% supérieur à 10 ans plus tôt. Quelles perspectives pour 2019 ? Selon Suzanne Shaw, analyste senior chez Roskill, la demande des batteries ne se relâchera pas en 2019. «L'offre et la demande seront plus qu'adéquates en 2019, mais cela dépend de la quantité de graphite mise sur le marché par Syrah Resources (et sa mine Balama au Mozambique, NDLR) et d’autres compagnies», a-t-elle expliqué. Pour Benchmark Mineral Intelligence, les perspectives de demande sur le marché du graphite sont également positives, compte tenu de la consommation croissante des marchés industriels et de l'émergence d'applications à valeur ajoutée. «Le graphite sera la matière première de base des anodes pour batteries lithium-ion pendant au moins les cinq prochaines années, mais de nouvelles technologies commenceront à gagner du terrain», a déclaré la firme londonienne. Pour répondre à cette demande croissante, elle estime que de nouvelles capacités de production de graphite naturel et synthétique sont nécessaires. «Un grand nombre de gisements de graphite en paillettes sont en cours de développement, dont plusieurs ont fait l'objet d'une étude de faisabilité définitive ou sont dotés d'usines pilotes - il s'agit maintenant d'une course au financement», indique Mme Shaw. Parallèlement, les prix continueront de baisser en 2019 à mesure que l'offre continuera d'augmenter, si l’on en croit la firme Roskill. Elle précise toutefois qu'ils seront à nouveau en hausse dans les années à venir, car les prévisions de croissance des batteries sont si rapides que la demande croissante mettra bientôt le marché sous pression. Ces pays africains producteurs de graphite… Le Mozambique, future superpuissance du graphite Le sous-sol mozambicain héberge d’énormes ressources de graphite. Les découvertes réalisées depuis 2013 multiplient par 3 les ressources mondiales alors que les réserves prouvées équivalent à environ 52% des réserves mondiales. Le pays abriterait à lui seul des ressources allant jusqu’à 2,7 milliards de tonnes, dont 124 millions de tonnes de réserves prouvées (données datant de 2016). Sur cette richesse se ruent plusieurs compagnies minières, notamment australiennes. Ainsi, Syrah Resources exploite déjà la mine Balama, qui pourrait représenter à elle seule le tiers de la production mondiale, une fois la capacité maximale atteinte. La société cotée à la bourse ASX a conclu en 2018 plusieurs accords de vente avec des groupes chinois, notamment sur le marché des anodes pour batteries. Outre Syrah, sont également présents en Mozambique des compagnies minières comme Triton Minerals sur la mine Ancuabe, Graphit Kropfmuhl (GK) sur un autre gisement à Ancuabe, Battery Minerals sur les projets Montepuez et Balama Central, ou encore Balama Resources sur le projet Caula. En dehors de GK, qui exploite déjà sa mine, les autres sociétés ne produisent pas encore, mais sont à des stades assez avancés. Il est prévu que la production mozambicaine de graphite atteigne 540 000 tonnes/an d’ici 2020, ce qui équivaudrait à 45% de la production mondiale de 2016 (1,2 million de tonnes/an). Cela pourrait permettre au pays de talonner la Chine et de devancer des pays comme l’Inde, le Brésil, la Corée du Nord ou la Turquie. Zimbabwe Le Zimbabwe a produit 7000 tonnes de graphite en 2015. Le pays était classé le premier producteur de graphite du continent africain et le 10e sur le plan mondial. La plus grande mine de graphite du pays demeure la mine de Lynx, opérée par la société allemande Graphit Kropfmuhl (GK). Madagascar Le pays a longtemps fait partie des plus grands producteurs de graphite d’Afrique. Il exporte en moyenne 10 000 tonnes de graphite par an, principalement vers la Chine, les États-Unis et l’Inde. Le plus grand gisement de l’île se trouve dans la province de Toamasina et quatre sociétés y exploitent du graphite, en l’occurrence Gallois, Bass Metals, Power Stand Development et Rostin. D’autres sociétés, BlackEarth Minerals par exemple, mènent des activités d’exploration. Tanzanie Plusieurs gisements de graphite ont été découverts cette décennie en Tanzanie. Le plus important est le projet Bunyu, piloté par la compagnie minière Volt Resources, avec une capacité de traitement de 400 000 tonnes par an. En plus du projet Bunyu, Volt Resources développe le projet Namangale. Magnis Energy Technologies, quant à elle, développe le projet Nachu, d'une capacité de 240 000 t/a et d'une durée de vie de 15 ans, tandis que Kibaran Resources développe le projet Epanko, capable de produire annuellement 60 000 t/a de graphite. Citons également Armadale Capital qui travaille sur le projet Liandu, Black Rock Mining sur le projet Mahenge, ou encore Graphex Mining et son projet Chilalo. Une fois pleinement opérationnels, les projets devraient positionner la Tanzanie parmi les trois premiers producteurs mondiaux de graphite. Et les autres… D’autres pays africains possèdent des ressources de graphite. Citons notamment la Guinée, où la société canadienne SRG Graphite gère le projet Lola, ou encore le Malawi, où Sovereign Metals pilote le projet Malingunde. [Louis-Nino Kansoun]
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    Un bilancio economico dei sette anni di presidenza...

    SENEGAL - Il presidente uscente Macky Sall, eletto nel 2012, rimette in palio la sua candidatura all’appuntamento con le urne di domenica 24 febbraio. Per l’edizione settimanale dell’agenzia Ecofin è stato redatto, in lingua francese, un bilancio del primo mandato, in lettura soprattutto economica. InfoAfrica ne ripropone ai lettori la versione originale. Lors de son élection en 2012, le président Macky Sall incarnait l’aspiration de tout un peuple à un nouveau Sénégal, plus développé, avec des indicateurs macro-économiques performants. Ses promesses électorales et la mise en place d’un Plan Sénégal Emergent avaient d’ailleurs tôt fait de susciter l’espoir d’un avenir meilleur, loin des difficultés du mandat de son prédécesseur Abdoulaye Wade. Sept ans plus tard, le bilan économique. De nouvelles réformes politico-sociales Avant son élection, l’une des promesses phares du président Macky Sall était la révision de la constitution, non seulement, dans le but de réorganiser la vie politique du pays, mais également pour réduire la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Le 20 mars 2016, le nouveau président sénégalais obtient le « oui » pour la modification de la constitution lors d’un référendum. Celui-ci introduit alors 15 points de changement dans la Constitution parmi lesquels figurent : la modernisation du rôle des partis politiques, le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef, la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ; la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial. D’un autre côté, le chef de l’Etat sénégalais développe plusieurs stratégies de lutte contre une corruption qui gangrène l’administration publique du pays depuis de nombreuses années. Ainsi, plusieurs dispositifs mis en place pour lutter contre la fraude et la prolifération des biens mal acquis permettront au pays d’améliorer son classement en matière de lutte contre la corruption. Selon l’indice de perception de la corruption de 2018 de Transparency international, le Sénégal a été classé 67ème sur 183, pays contre 112ème , en 2011, sur 182 pays. Ainsi, plusieurs dispositifs mis en place pour lutter contre la fraude et la prolifération des biens mal acquis permettront au pays d’améliorer son classement en matière de lutte contre la corruption. En 2011, le pays figurait au 15ème rang sur la liste des 53 pays africains les mieux gouvernés, fournie par l’indice Mo Ibrahim qui évalue chaque année la qualité de la gouvernance sur le continent. En 2018, le Sénégal a réussi à atteindre le top 10 des pays africains les mieux gouvernés, en se classant 10ème sur 53 pays. Cette progression s’est traduite par une amélioration des performances de santé publique du pays. En 2013 déjà, le gouvernement avait lancé un programme d’assurance santé universelle pour améliorer l’égalité d’accès aux soins, en particulier pour les ménages les plus pauvres, qui travaillent dans le secteur informel ou vivent dans des zones rurales. Même si les objectifs restent encore loin d’être atteints, on note une amélioration progressive du taux de couverture. De plus, la Banque mondiale indique que le pays a progressé en matière de santé infantile. Ce progrès est principalement dû aux efforts faits contre le paludisme et la malnutrition chronique, dont le taux de prévalence, qui s’élève à 17 %, est désormais le plus faible en Afrique subsaharienne.   Des indicateurs macro-économiques au vert Alors qu’il remet son fauteuil présidentiel en jeu pour un nouveau mandat, le président Macky Sall peut se targuer d’avoir relancé une économie mise à mal sous le mandat de l’ancien président Abdoulaye Wade. En 2011, les effets négatifs de la sécheresse et des délestages avaient fait baisser le taux de croissance à son plus faible niveau dans l’histoire du pays, soit 1,8%. Sous le mandat de Macky Sall, on note un redécollage de la croissance économique qui se remarquera très tôt en 2013 avec un taux de croissance de 3,5% et de 4,3% en 2014. Grâce à une activité soutenue dans le secteur primaire (l’agriculture principalement), la courbe de la croissance économique sénégalaise a continué son ascension au cours des quatre dernières années. Ainsi, la BAD estime le taux de croissance du pays à 6,5% en 2015, 6,6% en 2016, 7,2% en 2017 et 7% en 2018. Cette tendance devrait se maintenir grâce aux investissements publics prévus dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) mis en place par le gouvernement. En dopant les investissements publics et en stimulant l’activité du secteur privé, ce dernier a permis au pays de sortir du cycle de croissance faible et de progrès insuffisants en matière de réduction de la pauvreté qui avaient caractérisé le Sénégal au cours des dernières décennies. Cependant, ces améliorations de la croissance peinent à se faire ressentir sur le quotidien de la population sénégalaise, traduisant encore un manque d’efficacité des politiques gouvernementales dans l’égale répartition des richesses nationales. Même si le taux de pauvreté s’est sensiblement amélioré dans les premières années du mandat de Macky Sall (42,5% en 2014 contre 46,7% en 2011), le pays stagne toujours parmi les moins performants en matière d’indice de développement humain. Ainsi, alors qu’en 2011, le Sénégal occupait le 155ème rang sur 187 pays, il a enregistré une chute vers la 164ème place sur 189 en 2018. Au quatrième trimestre 2017, l’agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal (ANDS) estimait le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus à 15,7%. Une dette publique en hausse D’un autre côté, les années Macky Sall ont été marquées par une hausse de la dette publique du pays. D’après la Banque mondiale, la dette publique du pays a continué d’augmenter et a atteint 60,8% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017. Poussée par l’augmentation des émissions obligataires pour financer le déficit budgétaire, la dette extérieure du pays aurait atteint 62% du PIB en 2017, selon les estimations de l’institution de Bretton Woods. Pendant ce temps, le service de la dette est passé de 24% à 30% des recettes publiques, entre 2014 et 2017. Toutefois le risque de surendettement du pays reste faible d’après le Fonds monétaire international. En plus, les différents progrès réalisés au niveau de plusieurs secteurs comme l’agriculture, le pétrole et les mines, témoignent de la bonne dynamique de l’économie sénégalaise.   7 ans d’agriculture sous Macky Sall Au Sénégal, l’agriculture occupe environ 60% de la population active et compte pour près de 17% du PIB. Compte tenu de cette importance, le gouvernement de Macky Sall a fait du secteur un des piliers de la première phase de son Plan Sénégal Emergent (PSE), qui couvre la période 2014-2017.   Afin de booster le secteur, celui-ci s’est doté d’une boussole : le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture Sénégalaise (PRACAS). Plus de 4 ans après son lancement, cette feuille de route d’un coût de 581 milliards de FCFA a eu des résultats significatifs dans la majorité des produits ciblés comme le riz, l’oignon, l’arachide et les fruits et légumes. Concernant le riz, la stratégie adoptée a consisté en un soutien aux acteurs, sur le plan de la production et de la commercialisation locale, et une diminution des importations. Souvent critiquée, cette méthode a permis d’enregistrer à ce jour, des performances inédites. Entre 2014 et 2018, la production de riz paddy a plus que doublé, passant de 559 021 tonnes à 1,13 million de tonnes dont 460 159 tonnes dans la Vallée du fleuve Sénégal (VFS). Et si ce volume est encore loin de l’objectif d’autosuffisance fixé à 1,6 millions de tonnes, le gouvernement espère que 2019 sera l’année de l’autonomie. Au niveau de la filière oignon, où l’ambition affichée était de parvenir à une récolte de 350 000 tonnes pour garantir l’autosuffisance en 2016, le gouvernement peut se frotter les mains. Le volume de production du bulbe a évolué de 245 000 tonnes, en 2014, à 365 500 tonnes, en 2016. Du côté de l’arachide, première culture d’exportation du pays, les indicateurs sont aussi au vert. La récolte arachidière est passée de 669 328 tonnes, en 2014, à 1,4 millions de tonnes en 2017, soit 400 000 tonnes de plus que l’objectif initial (1 million de tonnes). S’agissant de l’horticulture, les exportations ont plus que triplé passant de 29 000 tonnes, en 2014, à 106 200 tonnes, en 2017. Au-delà de ces produits, l’agriculture sénégalaise a vu son budget s’améliorer. Entre 2015 et 2019, l’enveloppe globale est passée de 135 milliards Fcfa à 203 milliards de Fcfa, affichant une hausse de plus de 50%. Cependant, ce montant ne représente que 5% du budget global de l’exécutif, soit la moitié de l’objectif préconisé par le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), à Maputo, en 2003. Parmi les défis qui restent à relever, figure en première ligne la vulnérabilité du secteur agricole aux aléas climatiques. En effet, l’agriculture, essentiellement pluviale, reste affectée à l’apparition tardive des pluies ou les épisodes de sécheresse. L’irrigation reste faible malgré un potentiel irrigable de 350 000 hectares et des aménagements réalisés. Il faut aussi citer l’amélioration de qualité des produits horticoles qui reste cruciale pour permettre au pays de tirer profit de sa situation géographique, en bonne place pour atteindre des marchés comme l’Europe et l’Amérique du Nord.   Un futur d’exportateur d’hydrocarbures Si les premières campagnes d’exploration pétrolière au Sénégal ont démarré dans les années 1960, c’est sous la présidence de Macky Sall que le pays a connu ses plus grandes découvertes de pétrole et de gaz naturel. Ces découvertes de classe mondiale positionnent le Sénégal parmi les futurs grands exportateurs mondiaux d’hydrocarbures. Depuis, la première grande découverte de pétrole en août 2014, par la société pétrolière australienne FAR, le Sénégal est devenu l’un des marchés les plus intéressants pour l’industrie de l’exploration en quête de nouveaux défis et de terrains sous-explorés. Voulant pleinement profiter de cette opportunité, le pays a élaboré des conditions fiscales parmi très avantageuses pour l’investissement dans l’exploration. En 2017, l’organisation Africa Oil and Power, qui réunit de hauts responsables gouvernementaux et des experts du secteur énergétique, a publié une étude qui classe le Sénégal 6e meilleure destination africaine pour l’investissement pétro-gazier. Pour attirer les investisseurs, le pays ne réclame qu’une redevance de 2 à 10% pour la production de pétrole, de 2 à 6% pour le gaz, et un impôt sur les sociétés de 30%. Ces incitations ont attiré dans les eaux territoriales sénégalaises plusieurs sociétés indépendantes de grande taille et de deux des trois plus grands producteurs d’Energie du monde: l’Américain Exxon Mobil, le Britannique BP et le Français Total. Ensuite, pour intensifier l’exploration, le Sénégal a lancé en octobre dernier, un appel d’offres international, le premier de son histoire, relatif à deux nouveaux blocs offshore. Dix autres sont prévus pour être mis sur le marché au premier semestre 2019. Il faut dire que les ambitions du gouvernement pour le secteur de l’énergie sont grandes. La production de pétrole devrait démarrer en 2022 avec un plateau initial de 100 000 barils par jour. Celle de gaz naturel devrait survenir dans la foulée. A ce propos, les gisements de gaz découverts chevauchent tous la frontière maritime avec la Mauritanie. Les découvertes ont été toutes faites par Kosmos Energy. Les présidents Macky Sall, du Sénégal, et Ould Abdel Aziz, de la Mauritanie, ont dont donc convenu de l’installation d’unités de liquéfaction de ce gaz le long de la frontière maritime, avec un partage en parts égales des recettes de la commercialisation du gaz naturel liquéfié. Les deux pays devraient, selon les analystes, jouer un rôle important dans l’approvisionnement des nouveaux marchés demandeurs d’ici les 10 prochaines années. Le Sénégal s’attend à encaisser 16800 milliards de FCFA sur les 30 années qui suivront le démarrage de la production d’énergie, soit 560 milliards par an. D’autre part, un code pétrolier est également en cours d’élaboration pour permettre une meilleure régulation du secteur du secteur et une redistribution juste de la manne pétrolière.   Le secteur minier sous la présidence de Macky Sall Après son élection en 2012, Macky Sall a fait de la réforme de l’industrie minière sénégalaise une de ses priorités. Ainsi le pays a entamé, la même année, un processus de révision de son code minier, dont une nouvelle version a été officiellement adoptée en novembre 2016. Le gouvernement y a notamment introduit des clauses qui prévoient un contrat de partage de production, favorisent le développement local et l’augmentation de la transparence tout en modifiant les modalités de calculs des taxes et redevances. Selon le un rapport de l’ITIE, le secteur extractif a rapporté au Sénégal des revenus de 116,8 milliards de francs CFA, chiffre conséquent, mais en baisse par rapport aux 118,1 milliards FCFA de l’année fiscale 2015. Le secteur minier demeure le plus grand contributeur aux recettes budgétaires générées par le secteur des industries extractives avec 92%. D’une manière générale, le secteur extractif (porté par les Mines) a contribué de 2,85% au PIB du Sénégal en 2016 et de 36,14% aux exportations. Pour faire du pays un « hub minier régional », l’État envisage de revaloriser les secteurs du fer, du zircon et du phosphate. En 2017, le Sénégal a produit 2,4 millions de tonnes de phosphate, son principal produit minier, et veut devenir le 4e producteur mondial de zircon, à l’horizon 2023, avec un rendement annuel de 90 000 tonnes. En outre, le pays souhaite intégrer, d’ici 2035, le top 7 des plus grands exportateurs d’or du continent, un secteur qui s’est développé progressivement durant le mandat du président Sall. Système A [Ecofin Hebdo]
  • AfricaOpinioni Free

    Verità nascoste sulla presenza militare US in Africa,...

    AFRICA - Quanta verità c’è nelle comunicazioni ufficiali del Pentagono sulla presenza militare US in Africa? Dopo 10 anni di esistenza di Africom, si può ancora parlare di intervento a “basso profilo”, o è in corso una vera e propria militarizzazione del continente ad opera degli Stati Uniti? Alcuni elementi di risposta sono stati estrapolati dalla rivista online The Intercept a seguito di un’indagine giornalistica, che secondo gli autori mette invece in evidenza l’esistenza di una “vasta rete di basi” sul continente africano, per proteggere gli interessi americani. L’articolo originale di The Intercept viene qui proposto ai nostri lettori nella sua versione integrale. [The Intercept] THE U.S. MILITARY has long insisted that it maintains a “light footprint” in Africa, and there have been reports of proposed drawdownsin special operations forces and closures of outposts on the continent, due to a 2017 ambush in Niger and an increasing focus on rivals like China and Russia. But through it all, U.S. Africa Command has fallen short of providing concrete information about its bases on the continent, leaving in question the true scope of the American presence there. Documents obtained from AFRICOM by The Intercept, via the Freedom of Information Act, however, offer a unique window onto the sprawling network of U.S. military outposts in Africa, including previously undisclosed or unconfirmed sites in hotspots like Libya, Niger, and Somalia. The Pentagon has also told The Intercept that troop reductions in Africa will be modest and phased-in over several years and that no outposts are expected to close as a result of the personnel cuts. According to a 2018 briefing by AFRICOM science adviser Peter E. Teil, the military’s constellation of bases includes 34 sites scattered across the continent, with high concentrations in the north and west as well as the Horn of Africa. These regions, not surprisingly, have also seen numerous U.S. drone attacks and low-profile commando raids in recent years. For example, Libya — the site of drone and commando missions but for which President Trump said he saw no U.S. military role just last year — is nonetheless home to three previously undisclosed outposts. “U.S. Africa Command’s posture plan is designed to secure strategic access to key locations on a continent characterized by vast distances and limited infrastructure,” Gen. Thomas Waldhauser, the AFRICOM commander, told the House Armed Services Committee earlier this year, though he didn’t provide specifics on the number of bases. “Our posture network allows forward staging of forces to provide operational flexibility and timely response to crises involving U. S. personnel or interests without creating the optic that U. S. Africa Command is militarizing Africa.” According to Adam Moore, an assistant professor of geography at the University of California in Los Angeles and an expert on the U.S. military’s presence in Africa, “It is getting harder for the U.S. military to plausibly claim that it has a ‘light footprint’ in Africa. In just the past five years, it has established what is perhaps the largest drone complex in the world in Djibouti — Chabelley — which is involved in wars on two continents, Yemen and Somalia.” Moore also noted that the U.S. is building an even larger drone base in Agadez, Niger. “Certainly, for people living in Somalia, Niger and Djibouti, the notion that the U.S. is not militarizing their countries rings false,” he added. For the last 10 years, AFRICOM has not only sought to define its presence as limited in scope, but its military outposts as small, temporary, and little more than local bases where Americans are tenants. For instance, this is how Gen. Waldhauser described a low-profile drone outpost in Tunisia last year: “And it’s not our base, it’s the Tunisians’ base.” On a visit to a U.S. facility in Senegal this summer, the AFRICOM chief took pains to emphasize that the U.S. had no intension of establishing a permanent base there. Still, there’s no denying the scope of AFRICOM’s network of outposts, nor the growth in infrastructure. Air Forces Africa alone, the command’s air component, has recently completed or is currently working on nearly 30 construction projects across four countries in Africa. “The U.S. footprint on the African continent has grown markedly over the last decade to promote U.S. security interests on the continent,” Navy Commander Candice Tresch, a Pentagon spokesperson, told The Intercept. While China, France, Russia, and the United Arab Emirates have increased their own military engagement in Africa in recent years and a number of countries now possess outposts on the continent, none approach the wide-ranging U.S. footprint. China, for example, has just one base in Africa – a facility in Djibouti. According to the documents obtained by The Intercept through the Freedom of Information Act, AFRICOM’s network of bases includes larger “enduring” outposts, consisting of forward operating sites (FOSes) and cooperative security locations (CSLs), as well as more numerous austere sites known as contingency locations (CLs). All of these are located on the African continent except for an FOS on Britain’s Ascension Island in the South Atlantic. Teil’s map of Africa Command’s “Strategic Posture” names the specific locations of all 14 FOSes and CSLs and provides country-specific locales for the 20 contingency locations. The Pentagon would not say whether the tally was exhaustive, however, citing concerns about publicly providing the number of forces deployed to specific facilities or individual countries. “For reasons of operational security, complete and specific force lay-downs are not releasable,” said Commander Tresch. While troops and outposts periodically come and go from the continent, and some locations used by commandos conducting sensitive missions are likely kept under wraps, Teil’s map represents the most current and complete accounting available and indicates the areas of the continent of greatest concern to Africa Command. “The distribution of bases suggests that the U.S. military is organized around three counter-terrorism theaters in Africa: the Horn of Africa — Somalia, Djibouti, Kenya; Libya; and the Sahel — Cameroon, Chad, Niger, Mali, Burkina Faso,” says UCLA’s Moore, noting that the U.S. has only one base in the south of the continent and has scaled back engagement in Central Africa in recent years. Niger, Somalia, and Kenya Teil’s briefing confirms, for the first time, that the U.S. military currently has more sites in Niger — five, including two cooperative security locations — than any other country on the western side of the continent. Niamey, the country’s capital, is the location of Air Base 101, a longtime U.S. drone outpost attached to Diori Hamani International Airport; the site of a Special Operations Advanced Operations Base; and the West Africa node for AFRICOM’s contractor-provided personnel recovery and casualty evacuation services. The other CSL, in the remote smuggling hub of Agadez, is set to become the premier U.S. military outpost in West Africa. That drone base, located at Nigerien Air Base 201, not only boasts a $100 million construction price tag but, with operating expenses, is estimated to cost U.S. taxpayers more than a quarter-billion dollars by 2024 when the 10-year agreement for its use ends. Officially, a CSL is neither “a U.S. facility or base.” It is, according to the military, “simply a location that, when needed and with the permission of the partner country, can be used by U.S. personnel to support a wide range of contingencies.” The sheer dimensions, cost, and importance of Agadez seems to suggest otherwise. “Judging by its size and the infrastructure investments to date, Agadez more resembles massive bases that the military created in Iraq and Afghanistan than a small, unobtrusive, ‘lily pad,’” says UCLA’s Moore. The U.S. military presence in Niger gained widespread exposure last year when an October 4 ambush by ISIS in the Greater Sahara near the Mali border killed four U.S. soldiers, including Green Berets, and wounded two others. A Pentagon investigation into the attack shed additional light on other key U.S. military sites in Niger including Ouallam and Arlit, where Special Operations forces (SOF) deployed in 2017, and Maradi, where SOF were sent in 2016. Arlit also appeared as a proposed contingency location in a formerly secret 2015 AFRICOM posture plan obtained by The Intercept. Ouallam, which was listed in contracting documents brought to light by The Intercept last year, was the site of an SOF effort to train and equip a Nigerien counterterrorism company as well as another effort to conduct operations with other local units. Contracting documents from 2017 also noted the need for 4,400 gallons per month of gasoline, 1,100 gallons per month of diesel fuel, and 6,000 gallons of aviation turbine fuel to be delivered, every 90 days, to a “military installation” in Dirkou. While the five bases in Niger anchor the west of the continent, the five U.S. outposts in Somalia are tops in the east. Somalia is the East Africa hub for contractor-provided personnel recovery and casualty evacuation services as well as the main node for the military’s own personnel recovery and casualty evacuation operations. These sites, revealed in AFRICOM maps for the first time, do not include a CIA base revealed in 2014 by The Nation. All U.S. military facilities in Somalia, by virtue of being contingency locations, are unnamed on AFRICOM’s 2018 map. Previously, Kismayo has been identified as a key outpost, while the declassified 2015 AFRICOM posture plan names proposed CLs in Baidoa, Bosaaso, and the capital, Mogadishu, as well as Berbera in the self-declared state of Somaliland. If locations on Teil’s map are accurate, one of the Somali sites is located in this latter region. Reporting by Vice News earlier this year indicated there were actually six new U.S facilities being constructed in Somalia as well as the expansion of Baledogle, a base for which a contract for “emergency runway repairs” was recently issued. According to top secret documents obtained by The Intercept in 2015, elite troops from a unit known as Task Force 48-4 were involved in drone attacks in Somalia earlier this decade. This air war has continued in the years since. The U.S. has already conducted 36 air strikes in Somalia this year, compared to 34 for all of 2017 and 15 in 2016, according to the Foundation for Defense of Democracies. Somalia’s neighbor, Kenya, boasts four U.S. bases. These include cooperative security locations at Mombasa as well as Manda Bay, where a 2013 Pentagon study of secret drone operations in Somalia and Yemen noted that two manned fixed-wing aircraft were then based. AFRICOM’s 2015 posture plan also mentions contingency locations at Lakipia, the site of a Kenyan Air Force base, and another Kenyan airfield at Wajir that was upgraded and expanded by the U.S. Navy earlier in this decade. Libya, Tunisia, and Djibouti Teil’s map shows a cluster of three unnamed and previously unreported contingency locations near the Libyan coastline. Since 2011, the U.S. has carried out approximately 550 drone strikes targeting al Qaeda and Islamic State militants in the restive North African nation. During a four-month span in 2016, for example, there were around 300 such attacks, according to U.S. officials. That’s seven times more than the 42 confirmed U.S. drone strikes carried out in Somalia, Yemen, and Pakistan combined for all of 2016, according to data compiled by the Bureau of Investigative Journalism, a London-based nonprofit news organization. The Libya attacks have continued under the Trump administration, with the latest acknowledged U.S. drone strike occurring near Al Uwaynat on November 29. AFRICOM’s 2015 posture plan listed only an outpost at Al-Wigh, a Saharan airfield near that country’s borders with Niger, Chad, and Algeria, located far to the south of the three current CLs. Africa Command’s map also shows a contingency location in neighboring Tunisia, possibly Sidi Ahmed Air Base, a key regional U.S. drone outpost that has played an important role in air strikes in Libya in recent years. “You know, flying intelligence, surveillance and reconnaissance drones out of Tunisia has been taking place for quite some time,” said Waldhauser, the AFRICOM commander, last year. “[W]e fly there, it’s not a secret, but we are very respectful to the Tunisians’ desires in terms of, you know, how we support them and the fact that we have [a] low profile…” Djibouti is home to the crown jewel of U.S. bases on the continent, Camp Lemonnier, a former French Foreign Legion outpost and AFRICOM’s lone forward operating site on the continent. A longtime hub for counterterrorism operations in Yemen and Somalia and the home of Combined Joint Task Force-Horn of Africa (CJTF–HOA), Camp Lemonnier hosts around 4,000 U.S. and allied personnel, and, according to Teil, is the “main platform” for U.S. crisis response forces in Africa. Since 2002, the base has expanded from 88 acres to nearly 600 acres and spun off a satellite outpost — a cooperative security location 10 kilometers to the southwest, where drone operations in the country were relocated in 2013. Chabelley Airfield has gone on to serve as an integral base for missions in Somalia and Yemen as well as the drone war against the Islamic State in Iraq and Syria. “United States military personnel remain deployed to Djibouti, including for purposes of posturing for counterterrorism and counter-piracy operations in the vicinity of the Horn of Africa and the Arabian Peninsula, and to provide contingency support for embassy security augmentation in East Africa,” President Donald Trump noted in June. Cameroon, Mali, and Chad AFRICOM’s strategic posture also includes two contingency locations in Cameroon. One is an outpost in the north of the country, known as CL Garoua, which is used to fly drone missions and also as a base for the Army’s Task Force Darby, which supports Cameroonian forces fighting the terrorist group Boko Haram. Cameroon is also home to a longtime outpost in Douala as well as U.S. facilities in Maroua and a nearby base called Salak, which is also used by U.S. personnel and private contractors for training missions and drone surveillance. In 2017, Amnesty International, the London-based research firm Forensic Architecture, and The Intercept exposed illegal imprisonment, torture, and killings by Cameroonian troops at Salak. In neighboring Mali, there are two contingency locations. AFRICOM’s 2015 posture plan lists proposed CLs in Gao and Mali’s capital, Bamako. The 2018 map also notes the existence of a CSL in Chad’s capital N’Djamena, a site where the U.S. began flying drones earlier this decade; it’s also the headquarters of a Special Operations Command and Control Element, an elite battalion-level command. Another unidentified contingency location in Chad could be a CL in Faya Largeau, which was mentioned in AFRICOM’s 2015 posture plan. In Gabon, a cooperative security location exists in Libreville. Last year, U.S. troops carried out an exercise there to test their ability to turn the Libreville CSL into a forward command post to facilitate an influx of a large number of forces. A CSL can also be found in Accra, Ghana, and another CSL is located on a small compound at Captain Andalla Cissé Air Base in Dakar, Senegal. “This location is very important to us because it helps mitigate the time and space on the continent the size of Africa,” said AFRICOM commander Waldhauser while visiting the Senegalese capital earlier this year. Only one base lies in the far south of the continent, a CSL in Botswana’s capital, Gaborone, that is run by the Army. To its north, CSL Entebbe in Uganda has long been an important air base for American forces in Africa, serving as a hub for surveillance aircraft. It also proved integral to Operation Oaken Steel, the July 2016 rapid deployment of troops to rescue U.S. personnel after fighting broke out near the American Embassy in Juba, South Sudan. “We Have Increased the Firepower” In May, responding to questions about measures taken after the October 2017 ambush in Niger, Waldhauser spoke of fortifying the U.S. presence on the continent. “We have increased, which I won’t go into details here, but we have increased the firepower, we’ve increased the ISR [intelligence surveillance and reconnaissance] capacity, we’ve increased various response times,” he said. “So we have beefed up a lot of things posture-wise with regard to these forces.” This firepower includes drones. “We have been arming out of Niger, and we’ll use that as appropriate,” Waldhauser noted this summer, alluding to the presence of armed remotely piloted aircraft, or RPAs, now based there. AFRICOM did not respond to multiple requests to interview Waldhauser. After months of reports that the Defense Department was considering a major drawdown of Special Operations forces in Africa as well as the closure of military outposts in Tunisia, Cameroon, Libya and Kenya, the Pentagon now says that less than 10 percent of 7,200 forces assigned to AFRICOM will be withdrawn over several years and no bases will close as a result. In fact, U.S. base construction in Africa is booming. Air Forces Africa spokesperson Auburn Davis told The Intercept that the Air Force recently completed 21 construction projects in Kenya, Tunisia, Niger and Djibouti and currently has seven others underway in Niger and Djibouti. “The proliferation of bases in the Sahel, Libya, and Horn of Africa suggests that AFRICOM’s counterterrorism missions in those regions of the continent will continue indefinitely,” UCLA’s Adam Moore told The Intercept. Hours after Moore made those comments, the Pentagon announced that six firms had been named under a potential five-year, $240 million contract for design and construction services for naval facilities in Africa, beginning with the expansion of the tarmac at Camp Lemonnier in Djibouti.
  • MaroccoOpinioni Free

    Torna il servizio militare obbligatorio, tra plausi e...

    MAROCCO – Dopo essere stato abolito 12 anni fa, il servizio militare obbligatorio per giovani uomini e donne marocchine sta per essere reintrodotto, su decisione del Consiglio dei ministri. Più che per impellenti necessità di difesa, il provvedimento ha uno scopo di natura socio-economica. Secondo il governo, mira a grandi linee a contribuire alla formazione della gioventù, ad aiutare nel contrasto alla disoccupazione e ad inculcare migliori valori civici e cittadini. Non tutti stanno accogliendo il provvedimento con favore. Tra le critiche, quella di voler inculcare il culto del capo. La redazione di Infoafrica propone ai suoi abbonati alcune letture raccolte ed analizzate dal sito d’informazione marocchino Le Desk, in un articolo della redazione, nella sua forma originale . LE DESK – Rédaction - Réhabiliter le service militaire obligatoire, une idée anachronique ? Le malaise social qui perdure depuis des années, exacerbé par la crise du Rif et des poussées de fièvre récurrentes dans plusieurs régions du royaume, ont-elles poussé les autorités à vouloir réinstaurer le service militaire obligatoire, comme celui du civil ? La mesure ne semble pas convaincre tout le monde, dont l’économiste Zouhair Ait Benhamou qui a critiqué cet appel sous les drapeaux sur Twitter « Des sources gouvernementales ont indiqué à la presse que le service militaire obligatoire, aboli en 2006 au profit d’une armée professionnelle, serait sur le point d’être réhabilité. Un projet de loi dans ce sens, préparé en toute discrétion depuis un an, serait déjà fin prêt. » L’idée a reçu, en ces temps de malaise social, un écho plutôt favorable sur les réseaux sociaux où ordre et éducation civique ont été mis en avant pour saluer cette mesure qui sera discutée selon les mêmes sources, lors du prochain Conseil de gouvernement devant se tenir lundi 20 août. Conclave de l’éxecutif qui sera immédiatement suivi par un Conseil des ministres présidé par le roi au Palais royal de Rabat (et non plus Tétouan comme annoncé précédemment, selon des sources concordantes) Mais au milieu de l’acclamation généralisée, des voix se sont interrogées voire ont critiqué cette éventualité qualifiée de « mauvais choix politique et civique »,par l’économiste Zouhair Ait Benhamou, qui dans un long thread sur Twitter, l’a vertement battue en brèche. L’idée serait-elle venue en parallèle de celle du Conseil économique et social (CESE) qui lui aussi a proposé la réinstauration d’un service civil ? Une mesure qui avait du sens après l’indépendance… Pour Ait Benhamou, « introduire le service militaire en 1956 avait du sens : l’Etat s’approprie des outils d’encadrement du territoire et de la population avec une économie dirigiste, des institutions et des offices qui ont le monopole d’activités civiques et économiques ». Mais au même moment, rappelle-t-il, la période post-indépendance était marquée par « des luttes politiques entre les nationo-gauchistes d’un côté, et la monarchie de l’autre ». « Le triomphe de cette dernière est consacré avec la ‘Marocanisation’ qui sous couvert de nationaliser le capitalisme, l’a en plus privatisé en faveur des proches du régime ». Quelle est la place du service militaire, s’interroge-t-il ? « Au lieu d’y voir seulement la création d’une réserve citoyenne de soldats à appeler en cas de guerre, les autorités ont aussi transposé le modèle des scouts pour en faire un creuset de l’identité nationale nouvelle qu’on souhaitait transmettre aux marocains », affirme-t-il. « Il faut comprendre le service militaire dans le contexte de politiques volontaristes comme la construction de la Route de l’Unité – symbolique mais ô combien inefficace en termes de coûts et de déploiement de ressources – l’opération labour, etc », ajoute-t-il. Par conséquent, pour lui, le service militaire « n’est pas que la préparation d’une réserve opérationnelle. Dans l’absolu, ce n’est pas mauvais, et cela est bénéfique dans l’idée de transmettre des valeurs civiques », reconnaît-il. « Or le Maroc a désormais plus de 60 ans d’expérience dans la transmission de valeurs, et force et de constater que ces dernières ne sont pas civiques, encore moins démocratiques. Il y a un fort risque de cultiver parmi toute une génération le culte du chef, de l’obéissance aveugle en plus de nos valeurs d’obséquiosité à l’autorité. On n’oubliera pas au passage que c’est un moyen pour les Forces armées royales (FAR) d’endoctriner encore plus les jeunes générations que l’essence du Maroc se résume à la personne du Roi », estime Zouhair Ait Benhamou qui cite des « éléments de langage utilisés par les soldats FAR envoyés dans les campagnes durant le début des années 1960 ». « Donc l’histoire moderne nous enseigne bien que la structure actuelle du pouvoir au Maroc ne vas pas transmettre des valeurs civiques », conclut-il. Un terreau fertile pour un nationalisme exacerbé Au contraire, « celle-ci va créer un terreau fertile pour un nationalisme fasciste au sens premier du terme – c’est-à-dire un rejet de la société actuelle comme décadente, et un attachement au culte du chef, qui sera bien entendu celui de la monarchie ». Si le service militaire répond à deux objectifs, l’un opérationnel, l’autre politique. Pour le premier créer une réserve opérationnelle a beaucoup plus de sens en passant par une armée métier assortie de volontaires réservistes, explique-t-il en substance. Or, « cela fait belle lurette que les armées modernes n’ont plus besoin de mobiliser les masses pour leurs opérations militaires, et le besoin de connaissances techniques du personnel s’est considérablement accru depuis la fin de la Guerre froide », note-t-il, pointant du doigt l’obsolescence et le caractère hétéroclite d’une armée encore sous-équipée malgré les fortes dépenses allouées à sa modernisation. « Comment va-t-on équiper les classes d’âges qui passeraient ce service ? », s’interroge-t-il. « Je doute fort que le Maroc a le moyen de former des milliers de pilotes de drones par exemple. Par contre, avoir 1 réserve composée de volontaires est un bon moyen à la fois d’alléger la pression sur les professionnels, et de créer des liens entre l’armée et la nation », écrit-il. Pour le second objectif politique, son avis est plus partagé. D’un côté, si la volonté de vouloir ‘encadrer’ la jeunesse en lui inculquant des valeurs peut paraitre séduisant et donc compréhensible. D’un autre côté, cet objectif avoué – d’après Le360 en tout cas- est, selon lui, une reconnaissance honteuse de l’échec du système éducatif marocain, qui est supposé transmettre ces valeurs. « Il serait beaucoup plus indiqué de renforcer le volet éducation civique sur ce point dans les écoles, collèges, lycées et système d’enseignement supérieur au lieu de demander à un sous-officier de discourir sur les vertus du sacrifice à la Nation face à des recrues peu motivées », assène-t-il, sans parler du « côté malsain à vouloir ‘encadrer’ les gens (…) on a fait cette expérience de l’indépendance jusqu’aux années 1990, les résultats ne sont pas très encourageants ». Pour lui, cette volonté éventuelle « d’améliorer la conscience civique des jeunes marocains (…) ne fera que refléter ses maux, voire les exacerber ». Un non-sens sur le plan économique et social Sur le plan économique et social, la réhabilitation du service militaire obligatoire procéderait d’un « choix de politique publique mal pensé ». D’après le HCP, les projections de la population marocaine d’ici 2050 sont telles que la variation annuelle moyenne de la classe d’âge concernée – les 15-17 et 18-24 ans est de 373 100 personnes. A titre de comparaison, les FAR comptent actuellement 300 000 hommes et femmes actifs sous les drapeaux. « En supposant qu’une seule fraction des appelés sera effectivement intégrée à l’armée, où trouver l’encadrement nécessaire d’officiers et sous-officiers pour mener leur instruction ? », s’interroge-t-il. Sachant que les FAR ont déjà 200 000 réservistes, « à quoi bon avoir un effectif théorique proche du million de soldats ? Et pour manœuvre, manier quelles armes ? Des Patton datant de la Corée ou des MAS39/MAT49 datant de la Seconde Guerre et de la Guerre d’Algérie ? » Qui plus est, « cela suppose que le budget des forces armées va augmenter considérablement – au détriment d’autres secteurs déficitaires en services sociaux, comme l’enseignement et la santé. On est à 3-3.5 % du PIB actuellement », rappelle l’économiste. A titre de comparaison, dit-il, s’appuyant sur les données de la Banque mondiale, la moyenne européenne a été divisée par deux en termes de dépenses militaires en % de PIB entre les années de la Guerre froide et post-1990. Avec cette mesure basique, « on peut aisément prévoir que le Maroc doit faire passer ses dépenses militaires de 3,2 % du PIB (2017) à + de 6 % pour les prochaines années. Si on se base sur une croissance annuelle moyenne du PIB de l’ordre de 4 % – une hypothèse guerre farfelue-, cela veut dire que le Maroc doit dépenser en sus 73 milliards (en termes réels) pour assurer le financement du service militaire. Où va-t-on trouver cet argent, sinon en le ponctionnant sur les autres secteurs de l’Etat ? », assure Zouhair Ait Benhamou qui conclut que « réintroduire le service militaire n’est ni une bonne idée en termes de création d’une réserve opérationnelle, ni en essayant de façonner la jeunesse ».
  • Africa OrientaleEtiopiaOpinioni Free

    Opinioni: il nuovo leader etiopico sta "scuotendo gli...

    Di seguito rilanciamo un commento pubblicato il 21 giugno dal settimanale The East African e firmato da Charles Onyango-Obbo, nel quale l'autore si interroga se il ciclone Abiyi Ahmed Ali (il nuovo premier etiopico che nell'arco di poche settimane dal suo insediamento ha annunciato una serie di rivoluzionarie riforme in campo economico e politico) sia un 'fuoco di paglia' o sia invece una figura destinata ad aprire una nuova stagione politica nella regione. Buona lettura

    Ethiopia’s new chief Abiy is shaking trees: What’s his deal?

    Ethiopia’s new prime minister Abiy Ahmed Ali is not giving us time to breathe.
    At 41, the youngest head of government in Africa, he has logged a lot of frequent flyer miles already, visiting countries in the neighbourhood, and at home he’s been all over on a charm offensive.
    He has supped with once-bitter enemies of the ruling Ethiopian People's Revolutionary Democratic Front (EPRDF) and released thousands of prisoners, including journalists and opposition politicians.
    But perhaps his two most surprising actions were the announcement that, after 18 years of hostility, Ethiopia was finally ready to implement a peace deal with Eritrea, reached after a bloody border war in 1998, and that it would gradually privatise its State-controlled economy, including the tightly closed telecoms and aviation sectors.
    Even if it’s weighed down by debt, no one out there thought Addis Ababa would even speak of partially privatising crown jewels like Ethiopian Airlines.
    Keeping the airlines firmly in the State’s hands was seen as an idea as entrenched as the Orthodox Church in Ethiopia.
    But some of Abiy’s radical announcements are getting lost in the speed with which he is making them — like his revelation that Ethiopia would soon end visa requirements for all Africans.
    Considering that he’s done and announced all these things less than three months after he took office following the surprise resignation of Hailemariam Desalegn early this year, it is urgent to hit the brakes and ask, “What the hell just happened?”
    A lot. When Ethiopia gets to grant all Africans visas on arrival, that will be huge victory because it will become the largest and most populous African country to do so, giving a major boost to free travel around the continent.
    Although at least 20 countries on the continent have considerably relaxed visa rules for other Africans, until now Ghana, Mozambique — and lately Kenya — were only few of the bigger African countries to fully dismantle the pre-arrival regime for Africans. It had been a specialty of the smaller countries like Rwanda, the Seychelles and Mauritius.
    The second thing that, in a fell swoop, Abiy has stopped in its tracks is the steamy romance with the “developmental State” model state in Africa.
    Because it was the fastest-growing economy on the continent for several years, and is the only African country that is not de-industrialising, it’s example was used to prove the superiority of the commandist economic model for Africa. Now, it is clear that beneath it were feet of clay. In the past few weeks, I haven’t seen any article on the “Ethiopian model”, and the statists have gone quiet.
    Youthful club
    Then there are the visuals. When Abiy visited Rwanda, he and President Paul Kagame had some old-fashioned high school hugging. You have to agree that the photographs looked great. He had schmoozed with President Uhuru Kenyatta.
    A few days ago he broke bread with the telegenic Somalia President Mohamed Abdullahi “Farmajo” Mohamed. He also visited with Uganda’s President Yoweri Museveni, and the first bloke he checked on was President Omar al-Bashir in Khartoum.
    Put the photographs of these visits side by side and you might be shocked by the effect they have and the story they tell. The “leader aesthetic” in the wider East Africa has swung sharply to the youthful. It’s a region where a leader who is in the 70s doesn’t look good at all.
    But even among the youthful club, Abiy has disrupted a couple of things. Two years ago, the EPRDF (if you exclude Eritrea’s People's Front for Democracy and Justice) was the regional poster child for authoritarian liberation party. However, since the death of the cerebral Meles Zenawi in 2012, it has had two regular leadership transitions without a bullet being fired. Desalegn also became the first leader of a liberation party government on the east side of Africa to resign.
    If you’d asked me three years ago to pick which “revolutionary” regime would serve up all these political surprises, I would not have pegged Ethiopia — if only because its politics often looks Byzantine to outsiders. Yet here we are.
    The interesting thing though, is that while Abiy has quickly burnished his credentials as a reformer, in East Africa, fellows are slow to garland him as the big democratic hope.
    The reason for that seems to be Tanzania’s President John Magufuli. When Dr Magufuli took office three years ago, and was shaking down things and running down thieves, Africa couldn’t have enough of him. It was the political equivalent of the Second Coming of Jesus Christ.
    Then he became the honest brass-knuckled autocrat. Now we are too afraid to hope.
    Charles Onyango-Obbo is the publisher of Africapedia.com and explainer Roguechiefs.com. 
  • AfricaOpinioni Free

    Vera Songwe: e-commerce, donne e risorse locali per...

    AFRICA - Pubblichiamo la versione integrale di un’intervista di EastAfrican a Vera Songwe, segretaria esecutiva della Commissione economica dell’Onu per l’Africa (Uneca). Nell’intervista l’economista camerunese da circa un anno alla guida dell’organismo Onu con sede ad Addis Abeba fa il punto sui recenti accordi AfCFTA, siglati a Kigali, e sul percorso che l’Africa dovrebbe prendere al fine di portare avanti uno sviluppo coordinato e sostenibile. What impact will AfCFTA have on other international trade agreements like the African Growth and Opportunity Act (Agoa) and the Economic Partnership Agreements, signed by the African countries? AfCFTA is a statement by Africans saying that they want to take control, own and have a view of their own economic relationships, and as a continent, have slightly more power regarding their trade. Countries want to exploit these benefits to grow faster and create jobs. Agoa, for instance, was opened to 49 countries, and though 35 tried to take advantage of it, only seven are benefiting. The AfCFTA will help with these negotiations and tell our international partners that they need to bring more to the table, not less. What strategy should members employ to ensure the agreement is fully and well implemented? Ministers of Finance have an important role to play to help implement the agreement. The Trade ministers played their role during the negotiations but the Finance ministers understand the implications of the AfCFTA. Taxes and Customs, for example, which are key components of AfCFTA are matters under the finance ministries. It is up to these ministers to evaluate if and how revenue collection will increase in their respective countries and how these revenues will be spent. Once countries ratify the document, they have 10 years and some have even 13 years to put policies in place to fully take advantage of the AfCFTA. The countries will have to invest in policy, human and fiscal infrastructure to make it realisable. Some issues under the AfCFTA were not concluded. Are they the most contentious issues that countries have failed to agree on? No. Countries only agreed to negotiate further about these issues. They will address them in the second phase of the negotiations. It is the same for the global trade agreements. Negotiations are never concluded at once and are usually staggered. Some of the issues, such as e-commerce, are new to most countries. Africa is actually leap-frogging because we are already discussing e-commerce unlike the other countries across the globe. This is very important for countries like Kenya that is well developed in terms of technology but we have to bring the other countries on board and help them to better understand e-commerce. We hope that by 2020 discussions will be concluded. We do not want a situation where AfCFTA opens up some countries to unfair competition. Africa still borrows more from without to fund its own projects. How can this trend be reversed so that countries start borrowing from their own banks? Our banks have no capacity to evaluate projects or even fund them. We need to strengthen our banks first so that they can assess such projects and ultimately, fund them. States have to improve on their revenue collection and save more in their banks to enable them borrow. Indeed, we have witnessed a lot of theft of resources and there is need to improve domestic resource mobilisation to generate more revenue locally. What is your vision for the ECA? The UN Economic Commission for Africa’s (Uneca) is an institution that can provide ideas to transform the continent for economic growth and prosperity. We want to be the go-to think tank of Africa through action and results. How will you go about this? I will strengthen the quality of staff and increase the human capacity to help countries focus and redefine their economies to nurture growth. I will work closely with the private sector and incorporate them in our discussions and advisory matters. I will also focus on transboundary matters concerning water sharing and political relationships like the current case of the Sahel and Morocco. These issues need to be resolved urgently. Globally, I will do more advocacy for Africa on taxation, migration, climate change, trade, peace and security. I am restructuring the ECA by introducing new divisions to handle different concerns or assist with crucial matters. For instance, we have created a division on the private sector because we hope to engage more with this sector on macroeconomics, finance and poverty. What about women’s contribution? Starting in-house, I hope to increase the number of women on the staff to match their male counterparts at the ECA because I intend to use women more to define policy. Not much has been done to define how women should be integrated into the economic decisions affecting the continent and we are losing much as a result. Various studies have established that there are too few women involved in these discussions and decision making. I intend to change this. We are working on creating a women fund to economically empower women in Africa. How do you propose to mobilise resources for the ECA? We will approach our traditional partners, bring on board new ones, such as the private sector and NGOs, but also universities to address intellectual matters.